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Amitié virtuelle : vraie amitié ?

J’ai toujours envié les groupes d’amis d’enfance, je jalouse parfois secrètement les personnes qui ont un(e) ami(e) proche chez qui ils débarquent à l’improviste. Je ne sais toujours pas qui seront les personnes conviées à mon (futur potentiel non prévu) EVJF. Et pour cause, j’ai très peu d’ami(e)s. Je crois que je peux même dire que je les compte sur deux doigts d’une main !

L’une d’entre elles me donnent du fil à retordre quand je décide d’en parler (mais avec vous, c’est bien plus simple : la preuve ici !). Et même s’il s’agit de celle que je pourrai qualifier de « meilleure amie » (kikoo), je sais bien que notre amitié n’est pas reconnue comme « véritable ». Mais pour quelle raison ? Et bien, nous ne nous sommes jamais rencontrées ! Et comme les couples qui se rencontrent sur Internet, notre amitié n’est pas prise au sérieux.

Elle et moi, c’est une amitié née sur un forum, qui s’est poursuivie par un échange de messages « privés » et qui continue sa route grâce à nos précieux smartphones et toutes les applications fort bien utiles dans ce genre de cas (merci Messenger, merci Snapchat !). On se connait entièrement, nous entendons régulièrement le son de nos voix, nous partageons nos doutes et nos questions sur l’éducation de nos loustics respectifs, nous sommes toujours les premières à connaître les grandes joies de la vie de l’autre, … Par contre, il y a des zones d’ombre sur sa manière de vivre : est-elle délicate quand elle mange ? Et son pas est-il plutôt rapide ou avance-t-elle doucement ? Je sais aussi que je ne pourrai pas me réfugier chez elle le jour où j’en aurai besoin. Mais finalement, est-ce vraiment différent de deux amies qui dont les chemins se seraient littéralement éloignés ?

Malgré tout, je sais qu’elle sera présente dans toutes les étapes importantes de ma vie. Même si la distance et les aléas de la vie nous empêchent d’être réunies, je n’ai aucun doute qu’elle sera par exemple ma future témoin de mariage. Elle me manque lorsque nous ne sommes pas en contact, et rares sont les journées où nous n’échangeons pas.

En fait, je me fiche d’avoir le sentiment de devoir me justifier systématiquement. Elle est mon amie, la meilleure que l’on puisse avoir et je vous souhaite sincèrement de rencontrer cette personne dans vos vies.

Et vous, vous avez une amitié « particulière » ? Et les amitiés virtuelles, ça vous semble complètement aberrant ? Forcément voué à l’échec ?

 

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Crédit Photo Mohamed_Hassan / Pixabay 
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Organiser un anniversaire : je fais comment ?

S’il y a bien quelque chose que j’affectionne tout particulièrement dans ma vie de (belle)-maman, c’est l’organisation des anniversaires de ma tribu. Et comme Petit BDC et son papa fêtent les leurs dans un mois et demi, j’ai décidé de partager tout ça avec vous ! Vous êtes prêts ? Alors embarquons dans le monde merveilleux des fêtes d’anniversaire ! A noter : dans un premier temps, je me consacre à la partie « famille et proches ». Si cela vous intéresse, je ferai une série d’articles sur les anniversaires « entre copains ».

Pour savoir dans quel direction partir, il faut d’abord se poser quelques questions :

Quand et où ? 

Nos anniversaires ont lieu à des moments différents de l’année. Petit BDC et Monsieur BDC en mars ; Mini BDC en mai. Quant à Maxi BDC et moi-même, nous sommes du mois d’août. Il est évident que les possibilités ne sont pas du tout les mêmes (un barbecue d’anniversaire en extérieur au mois d’août, c’est cohérent. En mars, un petit peu moins !). Mais il faut fixer une date précise, qui tient un minimum compte des impératifs de chacun (certains travaillent le samedi ; pour d’autres, il est compliqué de prévoir en période de vacances car ils ne seront pas là ; et dans notre cas, il faut également checker les week-ends où les enfants sont avec nous).

Mais au delà de la date, il faut également se poser la question du moment de la journée. Goûter ? Repas du midi ? Ou celui du soir ?

Et où votre fête aura-t-elle lieu ? Chez vous ? Dans une salle ? Dans un restaurant ? A l’intérieur ? A l’extérieur ?

Ici, nous avons tranché pour nous retrouver à la maison, un dimanche midi. Et plus si affinités ! 🙂

Une fois que vous avez éludé ces différents points, vous pouvez déjà prévenir les personnes … Ce qui nous amène au prochain point !

 

Qui ? 

Que votre fête soit pour un cercle restreint ou que vous comptiez inviter un nombre plus conséquent de personnes, vous devez établir une liste d’invités. Pour cet anniversaire, nous devrions être 22 (17 invités et nous 5).

Bien qu’elle soit modulable, cette liste vous permettra de clarifier un certain nombre de points par la suite : l’espace dont vous avez besoin par exemple, ou bien ce que vous proposerez en repas (honnêtement, je suis plutôt partisane de la simplicité quand les invités dépassent le nombre de 10. Un plat unique, qui ne demande pas mille manipulations et qui peut se préparer légèrement en avance. Pendant longtemps, j’ai même été très fan du principe de « tea time » pour les anniversaires. Mais libre à vous de choisir la formule qui vous convient). Oh mais attendez, on déborde déjà sur un autre point !

 

Quoi ? 

Déjà, au niveau du repas (peu importe sa forme d’ailleurs) que vous allez préparer. Mais aussi et surtout … Du THEME !! Oui, c’est l’aspect qui me rend limite euphorique ! Vous pouvez aussi décider de ne pas en avoir mais je trouve ça tellement plus simple. En fonction des occasions, je demande aux intéressés s’ils ont une envie particulière.

Généralement, nous avons un thème global et j’y ajoute aussi un code couleur. Parfois, il n’y a qu’un code couleur et une ambiance.

Là, pour Petit BDC, le thème était simple, il voulait du foot ! C’est donc notre thème et je l’ai précisé en terme de couleurs : vert, noir, blanc, doré. Et quelques touches de bleu-blanc-rouge puisque j’ai prévu de recycler des décorations que nous avions déjà.

Un des gros intérêts du thème est qu’il peut vous aider à décider de votre repas.

Par exemple, autour du foot, je vais proposer un apéro en mode « devant un match » :

  • chips … de légumes
  • des minis-pizzas « saines »
  • des petits roulés originaux
  • des olives (pour remplacer les cacahuètes)
  • les boissons seront servies dans des gobelets en carton (avec des dessins de ballon)
  • Etc

J’ai prévu des lasagnes en plat principal et des gâteaux décorés pour le dessert. Le café sera accompagné de petites gourmandises dans des contenants décorés sur le thème (emballages de cupcakes par exemple).

 

Combien ? 

Comme tout événement, organiser un anniversaire a un coût. Entre le repas, la décoration, les locations diverses, … Cela peut vite chiffre au niveau du budget. Je vous prépare un petit document pour lister toutes les dépenses ! 🙂

 

Comment ? 

Vous êtes peut-être comme moi et vous préférez tout gérer seul(e). Mais je vous assure que ce genre d’événements doit vraiment être un plaisir pour tous (et aussi pour vous) et que c’est quand même un peu reposant de pouvoir compter sur d’autres personnes. Pour préparer quelque chose pour le repas par exemple, ou pour vous aider à gonfler des ballons, ou pourquoi pas pour mettre en place une petite animation au cours de cet anniversaire. Les personnes qui vous le proposent le font de bon coeur et avec sincèrité, n’hésitez pas à accepter ! Et si personne ne vous le propose, il n’y a qu’à demander. A votre conjoint, votre meilleure amie, votre mère ou votre cousin, nul doute qu’ils seront ravis de partager ce moment avec vous.

Par exemple, ma belle-mère se charge des salades et je vais mandater ma soeur pour m’aider à préparer l’apéro. Et si mon frère propose son aide, je lui demanderai de m’aider à installer la déco avec moi. Quant à Monsieur BDC, il est prévenu qu’il devra gérer seul les enfants !

 

Maintenant que nous avons réfléchi à tout ça, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses ! Dans le prochain article, nous parlerons des différents items auxquels il faut penser, de checklist et de décoration !

 

Belle journée ! 🙂

 

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Mini BDC et les écrans

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Comme la grande majorité d’entre nous, j’ai un smartphone. Et j’ai aussi un enfant de moins de 3 ans. Le rapport entre les deux ? L’addiction qu’a développé Mini BDC face aux écrans et à mon téléphone en particulier.

En novembre dernier, j’ai assisté aux conférences du train Petite Enfance-Parentalité et l’une d’entre elles m’avait particulièrement marquée. Elle était menée par une médecin de PMI, qui alertait le public sur les ravages que provoquent l’exposition des enfants aux écrans (pour ceux qui ont également vu le reportage d’Envoyé Spécial sur ce même sujet, il s’agit d’Anne-Lise Ducanda). A l’époque, je ne mesurais pas trop ce que les écrans entrainaient chez mon fils mais j’ai personnellement passé la journée à vérifier consciencieusement mon fil d’actu FB, j’ai snappé pendant les conférences, j’ai textoté à droite et à gauche, … Comme d’habitude et comme de nombreuses personnes. Soit. Vous verrez le rapport par la suite.

Il y a deux mois, nous sommes partis en vacances avec Mini BDC. Et je crois que la prise de conscience a eu lieu à ce moment là. Mon fils savait ouvrir l’application YouTube, cliquer sur une des vidéos proposées (heureusement, il y a toujours soit des dessins animés, soit des Vlogs de mamans), changer de vidéos quand celle en cours ne lui plaisait plus, … Premier frisson dans le dos de voir que mon tout-petit avait acquis tous ces gestes et qu’il était rentré dans un monde qu’il ne maîtrisait pas. Et dans lequel je n’avais pas envie qu’il reste. Attention, qu’on ne s’y méprenne pas, il ne « choisit » que des vidéos « de son âge ». Il est fan de La Maison de Mickey, de la Pat Patrouille et de Sam le pompier (et moi, je connais les génériques par coeur !). Et il adore chanter des comptines avec le son du téléphone.

Mais je ne veux plus de tout ça. Je refuse l’idée qu’il puisse se sentir en manque d’un écran. Je ne veux pas prendre le risque qu’il préfère, quand il sera beaucoup plus grand, rester devant sa télé/son téléphone/son ordinateur plutôt que d’aller découvrir le monde et de profiter de sa vie.

Sauf qu’aujourd’hui, nous nous retrouvons dans cette situation parce qu’il a subi l’exposition que NOUS lui avons imposée. Oui, NOUS exposons nos enfants quand nous checkons compulsivement nos réseaux sociaux. Oui, NOUS exposons nos enfants quand nous ne savons plus jouer avec eux sans sortir nos téléphones toutes les trois secondes pour les prendre en photo/lire un message/consulter nos mails/passer une commande Amazon. Oui, NOUS avons fait croire à nos enfants que nos écrans avaient une place presque vitale dans NOTRE maison. Oui, si je veux désintoxiquer mon fils, cela passera aussi par la mienne.

A partir d’aujourd’hui, je m’engage donc à :

  • déconnecter mon téléphone du réseau Internet quand je suis à la maison.
  • déposer mon téléphone dans un endroit inaccessible lorsque je suis avec mon fils.
  • ne plus allumer la télé lorsque des enfants se trouvent dans la pièce et que je n’ai pas choisi le programme (bye la télé en bruit de fond)
  • proposer une autre activité lorsque Mini demande à regarder des vidéos sur le téléphone ou en DVD

Je sais que la thématique est très abordée en ce moment et c’est bien. Si vous vous êtes rendus compte aussi que vos enfants étaient accros aux écrans, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires. Je culpabilise énormément de l’avoir laissé s’embarquer là-dedans … Mais nous allons redresser la barre et nous en sortir !

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Il était une fois nos nuits


Une nuit comme toutes les autres. Une nuit que j’aurais commencée en chantant pour toi et en essayant de t’apaiser. Quand enfin tu te laisses aller et que tu t’endors, j’écoute ta respiration, je regarde chaque détail de ton petit visage qui change tellement vite. J’observe encore Je suis presque toujours épuisée avant toi mais je me suis promis de ne jamais t’en vouloir de ce sommeil compliqué à venir. Mon tout petit. 

Une nuit que j’aurai poursuivie en regagnant mon lit, sans oublier de t’embrasser et de te chuchoter, une fois encore, à quel point je t’aime. Parfois, le sommeil me rejoint tout de suite, dès que je me glisse sous la couette. Souvent, je profite de ce moment de solitude pour me perdre sur la blogosphère, à lire celles que j’apprécie suivre au fil de leurs articles, à découvrir de nouveaux univers ou à lire des sujets qui me font réagir. Je regarde l’heure, réflexe mécanique pour calculer le nombre d’heures éventuelles de dodo que je pourrai grappiller. Systématiquement, je me demande combien de fois tu te réveilleras cette nuit, et j’ose même souvent parier sur ton/tes heure(s) de réveil. 

Une nuit qui aura été coupée. Une fois, deux fois, trois fois, onnecompteplus fois,… Le déroulé n’est jamais le même, comme pour pimenter un peu plus nos nuits déjà agitées. Avec ton père, on s’amuse à décrire nos nuits comme « le jeu des lits musicaux » : on ne sait jamais qui va s’endormir dans quel lit, ni quand la musique de tes ronflements va se stopper, ni si on réveillera dans la même configuration qu’en début de nuit ! Nous ne savons pas ce qui nous réveillera : ton pas de course entre nos chambres, un appel, des pleurs (celui que j’aime le moins, avouons-le).  Une tutute à retrouver dans ton lit, un biberon à préparer, un calin à donner. Et un seul mot d’ordre : te rassurer et t’accompagner. Mon doux chaton, je suis tellement désolée. 

Une nuit qui s’achèvera par la sonnerie du réveil, toujours trop tôt. Et alors que nous devons émerger et faire bon gré, mal gré de nos aventures nocturnes, nous te laissons toujours poursuivre tes nuits au maximum. Jusqu’à ce que ton réservoir soit plein et que tu sois debout plus vite que ton ombre, prêt à croquer le monde et la vie. 

Bonne nuit mon chéri ❤️ 

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Celui qui était trop fort au foot

Je suis une maman et une belle-maman louve. Le genre qui sort les crocs quand on s’approche trop près de « ses »  petits, qui cherche à les protéger en permanence. Peut être un peu trop, certainement maladroitement mais c’est comme ça. 

Aujourd’hui, dans le cadre de mon boulot, j’ai discuté avec une petite fille de la classe de Petit BDC. Il jouait au foot avec un groupe d’enfants et nous étions en train de les observer. Les loustics s’amusent, chutent parfois, et Petit BDC enchaine les frappes et les buts. Et la fillette qui était à côté de moi me raconte que « de toute façon, quand on joue au foot et qu’il est dans l’équipe adverse, on est sûrs de perdre. Alors on ne veut plus qu’il joue avec nous ». A ce moment là, à la simple idée qu’il puisse être mis de côté juste parce qu’il est bon dans un domaine, mon cœur de marâtre s’est serré. Parce qu’il y a trop de mauvaises raisons pour qu’un enfant soit exclu d’un groupe : trop ceci, pas assez cela, avec des goûts qui ne correspondront pas à ceux d’une majorité, avec une tronche qui ne reviendra pas,… Aussi parce que Maxime BDC entre au collège en septembre et que ça m’angoisse pas mal. 

Et pour clôturer cette journée, nous sommes allés chercher Mini BDC chez sa nounou et là, j’ai vu mon fils s’asseoir à côté d’un autre enfant. Ce dernier, pour une raison qui échappe certainement à mon œil de maman, a poussé Mini. Le reste n’est qu’un détail mais nous nous sommes regardés avec Petit BDC et j’ai senti son instinct protecteur de grand frère surgir. 

Mes tout petits, ne laissez jamais personne vous faire penser que vous n’êtes pas des belles personnes. Ne soyez jamais prisonniers du regard des autres. Aimez ce que vous avez envie d’aimer, soyez vous mêmes, soyez heureux. Et protégez vous les uns les autres, comme nous vous protégeons autant que nous le pourrons.