Il était une fois nos nuits


Une nuit comme toutes les autres. Une nuit que j’aurais commencée en chantant pour toi et en essayant de t’apaiser. Quand enfin tu te laisses aller et que tu t’endors, j’écoute ta respiration, je regarde chaque détail de ton petit visage qui change tellement vite. J’observe encore Je suis presque toujours épuisée avant toi mais je me suis promis de ne jamais t’en vouloir de ce sommeil compliqué à venir. Mon tout petit. 

Une nuit que j’aurai poursuivie en regagnant mon lit, sans oublier de t’embrasser et de te chuchoter, une fois encore, à quel point je t’aime. Parfois, le sommeil me rejoint tout de suite, dès que je me glisse sous la couette. Souvent, je profite de ce moment de solitude pour me perdre sur la blogosphère, à lire celles que j’apprécie suivre au fil de leurs articles, à découvrir de nouveaux univers ou à lire des sujets qui me font réagir. Je regarde l’heure, réflexe mécanique pour calculer le nombre d’heures éventuelles de dodo que je pourrai grappiller. Systématiquement, je me demande combien de fois tu te réveilleras cette nuit, et j’ose même souvent parier sur ton/tes heure(s) de réveil. 

Une nuit qui aura été coupée. Une fois, deux fois, trois fois, onnecompteplus fois,… Le déroulé n’est jamais le même, comme pour pimenter un peu plus nos nuits déjà agitées. Avec ton père, on s’amuse à décrire nos nuits comme « le jeu des lits musicaux » : on ne sait jamais qui va s’endormir dans quel lit, ni quand la musique de tes ronflements va se stopper, ni si on réveillera dans la même configuration qu’en début de nuit ! Nous ne savons pas ce qui nous réveillera : ton pas de course entre nos chambres, un appel, des pleurs (celui que j’aime le moins, avouons-le).  Une tutute à retrouver dans ton lit, un biberon à préparer, un calin à donner. Et un seul mot d’ordre : te rassurer et t’accompagner. Mon doux chaton, je suis tellement désolée. 

Une nuit qui s’achèvera par la sonnerie du réveil, toujours trop tôt. Et alors que nous devons émerger et faire bon gré, mal gré de nos aventures nocturnes, nous te laissons toujours poursuivre tes nuits au maximum. Jusqu’à ce que ton réservoir soit plein et que tu sois debout plus vite que ton ombre, prêt à croquer le monde et la vie. 

Bonne nuit mon chéri ❤️ 

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Celui qui était trop fort au foot

Je suis une maman et une belle-maman louve. Le genre qui sort les crocs quand on s’approche trop près de « ses »  petits, qui cherche à les protéger en permanence. Peut être un peu trop, certainement maladroitement mais c’est comme ça. 

Aujourd’hui, dans le cadre de mon boulot, j’ai discuté avec une petite fille de la classe de Petit BDC. Il jouait au foot avec un groupe d’enfants et nous étions en train de les observer. Les loustics s’amusent, chutent parfois, et Petit BDC enchaine les frappes et les buts. Et la fillette qui était à côté de moi me raconte que « de toute façon, quand on joue au foot et qu’il est dans l’équipe adverse, on est sûrs de perdre. Alors on ne veut plus qu’il joue avec nous ». A ce moment là, à la simple idée qu’il puisse être mis de côté juste parce qu’il est bon dans un domaine, mon cœur de marâtre s’est serré. Parce qu’il y a trop de mauvaises raisons pour qu’un enfant soit exclu d’un groupe : trop ceci, pas assez cela, avec des goûts qui ne correspondront pas à ceux d’une majorité, avec une tronche qui ne reviendra pas,… Aussi parce que Maxime BDC entre au collège en septembre et que ça m’angoisse pas mal. 

Et pour clôturer cette journée, nous sommes allés chercher Mini BDC chez sa nounou et là, j’ai vu mon fils s’asseoir à côté d’un autre enfant. Ce dernier, pour une raison qui échappe certainement à mon œil de maman, a poussé Mini. Le reste n’est qu’un détail mais nous nous sommes regardés avec Petit BDC et j’ai senti son instinct protecteur de grand frère surgir. 

Mes tout petits, ne laissez jamais personne vous faire penser que vous n’êtes pas des belles personnes. Ne soyez jamais prisonniers du regard des autres. Aimez ce que vous avez envie d’aimer, soyez vous mêmes, soyez heureux. Et protégez vous les uns les autres, comme nous vous protégeons autant que nous le pourrons.