Les raisons pour lesquelles je ne veux pas d’autre enfant (pour l’instant)

Avec Monsieur BDC, nous étions clairs sur la question : après notre bébé, il n’y aurait pas d’autre enfant qui viendrait agrandir la fratrie,  déjà composée de 3 enfants. Et ça fait maintenant presque 19 mois que cette (non) volonté ne me quitte pas.
Mais certains jours, je me dis que mon fils grandit, qu’il a de moins en moins besoin de moi, que c’était quand même cool d’avoir un bébé dans la maison,… Autant de raisons qui sont toujours contrées par les suivantes. Mesdames, messieurs, les voici, les voilà :

 

MES 10 RAISONS DE NE PAS AVOIR D’AUTRE ENFANT 

1) Je redécouvre la joie de dormir pendant une nuit complète, et je ne suis pas prête à sacrifier de nouveau la qualité de mon sommeil.

2) J’ai retrouvé mon corps « d’avant-grossesse ». Mon ventre et ma poitrine ont bien morflé avec une grossesse, je n’imagine pas après une deuxième.

3) Avec Monsieur BDC, on a réussi à traverser cette aventure sans nous déchirer. Peut-on être assez fous pour tenter le diable une nouvelle fois ?

4) Monsieur BDC se trouve trop vieux et n’a plus la patience de supporter les pleurs, les frustrations, les nuits pourries,…

5) Mon cœur égoïste ne pourra pas aimer encore une nouvelle personne avec autant de force.

6) Mon cœur de maman ne tiendra pas le coup s’il doit s’inquiéter pour quelqu’un d’autre

7) Je n’ai strictement aucune envie de repasser par la case grossesse, d’être amorphe, asthénique, de ne m’endormir partout, d’avoir l’énergie d’un bulot, … Non merci !

8) La raison qui devrait être en première position, celle sur laquelle j’ai toujours du mal à passer, même 18 mois après : hors de question de revivre un accouchement. Niet. Nada. No possible.

9) Ca signifierait changer de voiture, refaire la chambre en bas, … On est déjà 5 colocataires, une semaine sur deux, c’est déjà pas mal non ?!

10) J’ai pas envie. Et c’est bien suffisant comme raison !

 

Je sais que pour toutes les mamans qui ont eu plusieurs enfants, ce top 10 est tout pourri ! Et je vous admire de tout mon coeur de réussir à tout gérer de front. Vous êtes mes héroïnes. Mais pour ma part, quand on commence à me demander « pour quand est prévu le deuxième », blablabla, ce sont systématiquement ces raisons qui reviennent.

Et chez vous ? D’autres enfants ? Plus envie ? Super envie ? Vous me racontez ?

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Mon fils, ce futur homme

Un jour, il a fallu que je rebondisse à une phrase lancée par Louloute. Elle venait de dire « quand je serais grande, je ferais tout pour que mon mari n’ait plus qu’à mettre les pieds sous la table et que ses affaires soient bien repassées ». J’avais pourtant essayé de chercher à aller plus loin dans cette réflexion, pour vérifier si j’avais bien compris, … Et ce jour là, la féministe en moi a eu peur. Peur que même celle avec qui je vis 24h/24, 7j/14, soit déjà soumise à ces codes archaïques. Peur qu’elle ne comprenne jamais le danger de ce schéma. Peur de ne pas avoir réussi à lui transmettre de message, … Et je m’étais dit que c’était quand même super compliqué d’élever, d’éduquer (les deux termes me chiffonnent) une fille.

Un autre jour, j’ai rencontré mon fils. Et la ribambelle de conneries et de préjugés qui entourent les garçons. « Pleure pas, t’es un homme » (argh), « un garçon, ça ne joue pas à la poupée si ça veut se faire des copains » (grrrrr), « sa tutute est rose, il aura l’air bête plus tard sur les photos » (pffff), « ,… Autant de clichés contre lesquelles je me battais avant d’être (belle)-maman, que j’essaie de faire tomber dans le cadre de mon travail et qui me hérissent le poil.

Soyons clairs, si ma louloute trouve son bonheur dans la tenue de sa maison et l’entretien du linge, grand bien lui fasse. Mais je ne veux pas qu’elle y soit conditionnée. Je ne veux pas qu’elle est l’impression qu’en tant que fille, femme, elle est obligée de cuisiner pour son mari (sa femme, ses enfants,…) . Que son genre ne doit pas l’enfermer dans une série de tâches à accomplir. Qu’il ne doit d’ailleurs jamais l’enfermer dans rien, ni dans un sens, ni dans l’autre. Et si mon chaton trouve que le bleu est la plus jolie couleur du monde et qu’il préfère jouer aux voitures, je le laisserai faire. Autant il n’est pas question de les cantonner à des stéréotypes garçons/filles de base, autant il est aussi complètement exclu de ne leur proposer que des activités qui pourraient être qualifiées comme « opposément genrées » (vous saisissez l’idée ?!). Qu’ils n’aient pas peur de s’exprimer, de montrer qui ils sont vraiment, au fond d’eux, sans qu’on les compare à des caractéristiques de genre. Apprendre à ma belle-fille à ne pas avoir peur, à ne jamais choisir sa tenue en fonction du regard des autres. A oser, toujours.

Je ne veux rien leur imposer à ce niveau. Leur offrir la possibilité de tout faire, de tout aimer, en fonction d’eux, pas de leur genre. C’est un travail de tous les jours, pour leur montrer, leur prouver que rien n’est impossible ! C’est aussi beaucoup de désillusions, en entendant des absurdités dans notre entourage. C’est aussi une vraie gymnastique de sortir des représentations qui nous sont rabâchées sans cesse : en ce moment, on sélectionne nos catalogues de jouets, on tente de modifier nos tournures de phrases (non, Papa « n’aide » pas à la maison, il assume sa part ! ».

Les petits ruisseaux font les grandes rivières et ce sont nos actes et nos mots actuels qui résonneront dans leurs oreilles plus tard, quand ils seront des adultes épanouis. Heureux d’être eux.

Bref, j’ai perdu le fil de ma pensée alors je reviendrai vous parler d’autres sujets plus tard, comme mon rapport au féminisme, mes aspirations de « maman d’un garçon », ces petites luttes et ces grandes victoires pour l’égalité au quotidien ! Et finalement, mon titre n’a plus grand chose à voir avec l’article ! 🙂
(article inspiré par celui d’Audrey de « lepetitblogdemaman », que vous pouvez lire en cliquant sur toute cette grande phrase !)